C'est à 5h du mat' que je me réveille comme une fleur, fraîche et dispo pour un journée pleine d'activités ludiques et enrichissantes à enchaîner à un rythme de folie. Une petite pensée pour les français, dont la ligne temporelle se situe encore hier (il était 22h là-bas), puis je me rendors comme une merde.
Deux heures plus tard, c'est la bonne et j'suis debout. Encore deux heures plus tard (mystère de la féminité), chuis douchée, habillée et tout le tralala, mais surtout dans un état de surexcitation extrême. Pask'aujourd'hui.. Shibuya ! Shibuya, quartier de la consommation et de la mode nippone. Un passage rapide dans le métro et nous voici face à la statue d'Hachiko. Ce monument est érigé à l'honneur d'un chien ayant attendu son maître pendant sept ans après la mort de ce dernier, sans relâche, chaque jour, jusqu'à ce que lui-même succombe à la vieillesse. Hachiko est considéré comme le symbole de la fidélité japonaise et sa statue est un point de rendez-vous très prisé des tokyoïtes. En face de la place d'Hachiko, se dressent les deux building "109" (prononcer ichi-o-ku ou ichi-zero-ku). Le bâtiment principal se dresse sur huit étages plus deux-sols de magasins de fringues pour femme, tandis que son jumeau (le 109-2), plus petit, est réservé au fans de mode masculins.
Machins utiles :
- La statue d'Hachiko est juste à l'extérieur de la sortie du métro station Shibuya. Pour ceux d'entre nous qui se planteraient de sortie (kof), il n'y a qu'à repérer le 109-2 et à se rendre sur la place qui lui fait face.
- Le scramble crossing fait référence à l'immense passage piéton devant la gare de Shibuya.
- Le grand bâtiment marqué "Adidas" se dressant entre les deux 109 est bourré de restaurants. Gaffe aux rabatteurs plantés devant, qui ne vous lâcheront pas d'une semelle !
Hachiko, chien fidèle.
Je vous épargne le résumé détaillé de la séance de "Oh, c'est trop riche, ça"-"Ce machin irait bien avec le truc que j'ai vu trois étages plus bas". Sachez juste que mon père a souffert.. Résultats des courses : je ressemble à une poupée à dentelles noires et blanches. Je tripe complètement !
Quand le paternel sonne l'heure de la Faim, il est temps de se retirer de ce paradis du shopping pour se réfugier sous son ombrelle. Le soleil fait des ravages, et j'ai de la peine pour toutes les collégiennes dont l'uniforme inclut un pull à l'air terriblement chaleureux. Nous nous faisons chopper par un rabatteur, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper sur ce foutu clavier qui n'aime pas les "h", nous atterrissons dans un restau de shabu-shabu. Je me souviens vaguement que ce nom désigne une espèce de fondue de viande à la japonaise, mais nous baignons dans le mystère total. Autant dire qu'on s'est tapé une bonne séance "touristes", en essayant de présumer l'utilité des outils et aliments qui nous étaient présentés. Au menu pour ma pomme : un bouillon d'herbes médicinales, du bacon, du tofu (impossible à attraper tellement sa force de friction était nulle), des vermicelles, de la salade, des champis, d'autres champis (?), du truc à la viande (?), du riz à faire cuire dans le bouillon (?) et une salade avec des bidules verts (?) dedans. On compose soi-même ses sauces à partir d'un buffet d'ingrédients divers (je vous présente beurre de cacahuète-oignon rouge-sésame noir et son copain huile de sésame-paprika-piment), mais c'est bien le seul truc pour lequel on a reçu des indications. Après, c'est démerde-toi poupoule. On a foutu de la nourriture un peu partout, mais dedieu c'était bon (la nourriture, pas d'en foutre partout).
Machins utiles (merci à nos deux voisins arrivés en fin de repas que j'ai pu observer à loisir) :
- Il n'est pas obligatoire de porter l'espèce de bavoir géant qui vous est fourni (tant pis Papa).
- Le riz ne se mange pas tel quel, il faut le faire cuire dans le bouillon (je me disais aussi, qu'il était un peu dur).
- Ne laissez pas le bacon plus de dix secondes dans le bouillon. C'est ignoblement trop cuit sinon.
- Le bol isolé en bout de table sert à faire transiter les aliments entre le bouillon et votre assiette. Vous pouvez également y mettre votre riz cuit.
- Les thés proposés sur la carte sont tous glacés. Il faut préciser si vous en voulez un chaud.
- Les bouillons contiennent de base des trucs à manger (bouts de poulet, champignons..), mais également des machins pour assaisonner le tout, et parfaitement immangeables. On repère facilement les familiers, tels que les clous de girofle, mais il en existe des plus exotiques et vachement plus dégueulasses. On notera en pole position une espèce de petit rouleau beige d'un centimètre de long pour cinq millimètres de diamètre. Ignoble.
- La passoire qui vous est fournie sert à récupérer les aliments posés dans le bouillon, non à les y mettre. Ce qui semble être une mini-louche est en réalité un racloir pour cette même passoire.
- L'espèce de truc mou à la viande (?), disposé en un pâté cylindrique absolument inattaquable aux baguettes, doit être pris à l'aide de la spatule en bois planquée à côté de son présentoir. Formez une petite boulette avec la mixture et balancez-la dans le bouillon. C'est carrément pingouin espagnol, niveau goût.
- Le verre d'eau servi à la fin du repas se boit, ce n'est pas un rince-doigts.
- Comme dans tous les restaurants japonais, il faut aller payer directement à la caisse. L'addition peut parfois vous être servie à table.
Un shabu shabu simple à becter (à priori).
Ayant respecté le dicton "Entre midi et quatre heures, du soleil évite les ardeurs", nous ressortons. Direction le centre de Roppongi (le métro étant climatisé, on préfère le prendre, même pour juste un arrêt). Plus précisément, vers la Mori Tower, le machin le plus haut de Tokyo. On y visite une expo sur les dinosaures (grosse arnaque pour les touristes : tout est en jap, même les dinos), et on accède à l'"Observatoire" (d'où l'on peut observer). Vue de nuit superbe, alors que les lumières rouges des immeubles clignotent par vagues, au rythme d'un battement de coeur. C'est à la fois poétique et malsain. D'ailleurs, en parlant de truc malsain, la bouffe du Lounge de l'Observatoire l'est. Mais bon, y'avait une belle vue.
Au passage, nous croisons un ascenseur qui s'excuse d'une jolie voix électronique quand les portes s'ouvrent ("Sumimasen, domo arigato gozaimasu.."). On sait jamais, des fois que ça nous ferait chier que l'ascenseur qu'on vient d'appeler se présente à nous.
Machins utiles :
- La Mori Tower comporte 52 étages. L'accès à l'ascenseur principal (après le passage en caisse) est au cinquième, le lounge principal au sixième, les salles de conf' au septième et le musée & l'Observatoire sont au cinquantième (250m au-dessus du niveau du sol, qu'y disent).
- Tous les dinosaures ont un squelette.
- Aucune loi physique n'empêche un humain de dormir debout.
La tour la plus haute de la capitale pète sa maman.



Les paragraphes concernant la bouffe sont de plus en plus longs...Et ils donnent de plus en plus la dalle =D
RépondreSupprimerJe sais pas si t'as fait critique culinaire dans une autre vie mais demain je lirai la note après avoir mangé.
All Hail nippon \o_
Ben, c'est peut-être le truc qui m'intéresse le plus.. En fait.
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