On va dire que cette journée était la charnière entre Kyoto et Tokyo. Adieu la vieille, ses temples et ses jeunes filles en kimono à chaque angle de rue, bonjour la jeune, ses rues à neuf voies et ses salarymen transpirants.
Nous avons pris le célèbre "Shinkansen", l'équivalent de notre TGV, qui est un train express dont l'une des lignes circule entre Morioka et Tokyo. Petit cocorico : le TGV tient la dragée haute au Shinkansen en matière de vitesse, de confort et de performance sur les rails spécialisés (le TGV, et tous les trains à grande vitesse, roulent moins vite sur les voies qui ne leur sont pas exclusives). Bon, en même temps, il peut arriver que, même sur ces rails, le fameux train français ne bouge pas. Justement parce qu'il est français..
Pour le coup, nous avons expérimenté le premier fail d'organisation japonaise (ils ne sont donc pas parfaits). En effet, nous étions allés récupérer nos JR Pass (j'en avais parlé, il s'agit d'un machin réservé aux touristes qui permet de prendre à peu près tous les transports ferroviaires japs), et le gentil monsieur du comptoir nous avait refilé des pass Green au lieu des Ordinary pour lesquels nous avions payé (deuxième effort de démémorisation : la classe green est l'équivalent de notre première). Manque de bol, nous n'avons profité de nos pass que pendant quelques dizaines de minutes : le système japonais avait repéré l'erreur et deux agents de sécurité (uniforme et tout et tout) ont fait le pied de grue sur le quai pour nous reprendre nos jolis pass et nous en redonner des normaux. Caramba, encore raté ! Je ne verrais jamais la green class.
Machins utiles :
- Il existe trois types de Shinkansen : le Nozomi est le plus rapide, car il marque peu d'arrêts entre les gares principales, alors que l'Hikari fait plus figure de train de banlieue très très rapide qui s'arrête très très souvent (y'a aussi un autre que je m'en souviens plus mais de toute façon on s'en fout).
- Les voyageurs équipés de JR pass ne passent pas exactement aux mêmes endroits que les autres. A côté des chtac-chtac (type métro parisien), où les voyageurs compostent leurs billets, se situe un poste occupé par un agent de sécurité chargé de vérifier le pass ET le passeport.
- Un nouveau contrôle du pass/passeport ou du ticket s'effectue à la sortie du train. Mais ne croyez pas pouvoir ranger le bouzin tout de suite, y'a encore un contrôle à la sortie de la gare.
Il ressemble plus à un avion allongé qu'à un train.
Arrivée donc à Tokyo après 160 minutes de train et une bonne sieste en écoutant du Queen et Babamars. L'hôtel est plus petit, mais dispose quand même d'un accès internet (en fait, y'a ptêt le lan dans tous les hôtels..), de toilettes du futur et d'un service laundry dont nous allons abuser. Un dépliant posé en évidence sur la table nous propose un large choix d'adult movies. Et faut avouer que la vue est super cool : grand parc avec le quartier de Roppongi derrière. Y'a des grattes-ciel partout !
Les washlets, toilettes de la mort à double jet d'eau intégré.
On s'installe tranquille et on organise notre espace de rangement avec vitesse et efficacité (on pose nos valises sur les chaises, quoi). Les lits individuels sont hyper larges : 120cm à vue de nez. Le temps d'intellectualiser la chose, il est 19h et mon père a faim, donc go exploration à la recherche d'un restau. C'est l'heure de la sortie des bureaux, et nous croisons des vagues de salarymen riant entre collègues, cherchant comme nous un endroit où grailler bon et pas cher. Nous finissons par atterrir dans un restaurant de taille moyenne (occupé exclusivement par des hommes). L'ambiance est agréable, la serveuse garçon manqué et la carte exclusivement en japonais. Mon père choisit la sureté des yakitori (brochettes) dessinées à côté du nom du plat, tandis que je m'aventure à choisir un truc dont je ne connais que le prix. Banzai, on verra bien sur quoi je tombe ! Bon, le truc c'est que P'pa a demandé à la serveuse ce que j'avais commandé, et qu'il s'agissait de bêtes sashimi de thon rouge. Tant pis, je renouvèlerais mon imprudence ailleurs.
Machins utiles :
- 19-20h : l'heure du salaryman. Attention aux restau occupés uniquement par ces hommes en chemise blanche et pantalon de costard : ils sont généralement fumeurs.
- Vérifiez votre monnaie après payer.. on s'est fait refiler un jeton de pachinko (jeu d'argent).
- Les cyclistes se déplacent sur les trottoirs, avec les piétons. En revanche, ils disposent d'un couloir de traversée de rue qui leur est propre (à côté du passage piéton).
Rien à voir avec la choucroute.
Nous rentrons sous une chaleur intenable et à 21h, la bière aidant, on s'endort comme des larves.




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